15/06/2012

J-121. La mobilité, audit, peut mieux faire.

J'ai assisté avec beaucoup d'intérêt à la réunion organisée par la ville ce mercredi.

L'organisation de telles réunions qui rassemblent élus et citoyens autour d'un important problème du moment est une très bonne chose et devrait être fréquente en tout temps et pas seulement les années électorales.  Chacun a pu s'exprimer à profusion dans une très bonne ambiance.  Rien que pour cela, on peut considérer que la réunion était une réussite.

J'y vois malheureusement 2 gros problèmes:

A première vue, on aurait pu considérer que l'assemblée était nombreuse.  Je considère que ce n'était pas le cas.  Si on retire tous les élus et candidats au prochain scrutin, si on retire tout le personnel de la ville, il ne reste pas assez de monde.  Le citoyen ne s'est pas précipité pour entendre et dire ce qui le préoccupe dans un domaine dont pourtant il se lamente au quotidien.  Heureusement, les présents se sont montés très participatifs et même constructifs.

Le second problème est le contenu de l'exposé.  Les 2 déléguées m'ont fait penser auxmédecins du malade imaginaire de Molière qui (je cite l'auteur): "savent nommer toutes les maladies, les définir et les diviser ; mais, pour ce qui est de les guérir, c'est ce qu'ils ne savent point du tout."  Finalement, nous n'avons presque rien appris que nous ne savions déjà.  C'était simplement un état des lieux.

A plusieurs reprises, les orateurs ont renvoyé à leur étude publiée sur le site de la ville.  J'ai donc visité la rubrique ad hoc.  Et son contenu m'inquiète.

D'abord, on peut y lire le texte d'une conférence de presse le 3 février 2011.  L'échevin annonce une étude en 3 phases qui doit se conclure dans un délai de 17 mois, 6 mois pour la phase 1, 3 mois pour la phase 2 et 8 pour la phase 3.

Le 8 mai 2012, 15 mois plus tard, le bureau d'étude finalise ensemble les rapports des phases 1 et 2.  La phase 1 est ponctuée par un volumineux rapport de 250 pages qui fait, me semble-t-il, un bon état des lieux.  Sur ce point, rien à redire sauf un retard de 9 mois.

Le même jour, le bureau d'étude finalise la phase 2 qui doit contenir en principe (je cite le texte de la conférence de presse) "les options de développement compte tenu du souhait des communes".  Nous avons ici un rapport de 35 pages dont au moins 50% est constitué par des clichés que le bureau d'étude peut reproduire pour toutes les communes qui lui commandent un audit.  Le reste n'est pas mieux, il n'est que résumé du rapport de la première phase.

J'espère que nos responsables communaux sont bien conscients de la situation, que ce n'est pas leur empressement qui a fait commettre prématurément ce rapport 2 et surtout qu'ils ne l'ont ni réceptionné ni déjà payé.

Je l'ai déjà écrit, la mobilité est un des dossiers prépondérants des prochaines années.  A ce que j'ai vécu cette semaine, je ne suis pas optimiste.

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