19/06/2012

J-117. Pétition, Vélo et fantaisie.

Une pétition contre la piste cyclable quai de Namur!  Est-ce bien sérieux?

Aurélie Bouchat dans la Meuse d'aujourd'hui rapporte qu'il y aurait une cinquantaine de signatures.

Première remarque: quand on parle d'une cinquantaine, c'est qu'il n'y en n'a pas cinquante mais un peu moins.

Seconde remarque, si on organisait une pétition en faveur de la piste cyclable, il y aurait au moins autant d'adhérents.

"Pour Huy" fait décidément flèche de tout bois.  J'imagine d'ailleurs que si la Wallonie avait refusé la piste cyclable, "Pour Huy" aurait organisé une pétition en sa faveur auprès des cyclistes.

Mais soyons sérieux.  Ravel ou pas, sans être la panacée, une liaison Huy – Ben-Ahin confortable pour les cyclistes est un (petit?) élément de solution à la saturation du trafic.

Pourquoi, sur la lancée ne pas construire un parcage couvert et sécurisé pour vélos à proximité de la Collégiale et un autre sur le site commercial d'Ahin?

J'oubliais: "il y a le problème des 43 places de parking perdues".  C'est à peu près vrai, on peut quand même en sauver une partie en permettant de garer parallèlement à la route.  Il y a aussi la zone sous le Pont de Fer pas toujours saturée.  De là, l'accès piéton au quai de Namur, pas évident actuellement, sera bien plus aisé grâce….au Ravel contesté.

                                                            Propos non engagés et objectifs.

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15/06/2012

J-121. La mobilité, audit, peut mieux faire.

J'ai assisté avec beaucoup d'intérêt à la réunion organisée par la ville ce mercredi.

L'organisation de telles réunions qui rassemblent élus et citoyens autour d'un important problème du moment est une très bonne chose et devrait être fréquente en tout temps et pas seulement les années électorales.  Chacun a pu s'exprimer à profusion dans une très bonne ambiance.  Rien que pour cela, on peut considérer que la réunion était une réussite.

J'y vois malheureusement 2 gros problèmes:

A première vue, on aurait pu considérer que l'assemblée était nombreuse.  Je considère que ce n'était pas le cas.  Si on retire tous les élus et candidats au prochain scrutin, si on retire tout le personnel de la ville, il ne reste pas assez de monde.  Le citoyen ne s'est pas précipité pour entendre et dire ce qui le préoccupe dans un domaine dont pourtant il se lamente au quotidien.  Heureusement, les présents se sont montés très participatifs et même constructifs.

Le second problème est le contenu de l'exposé.  Les 2 déléguées m'ont fait penser auxmédecins du malade imaginaire de Molière qui (je cite l'auteur): "savent nommer toutes les maladies, les définir et les diviser ; mais, pour ce qui est de les guérir, c'est ce qu'ils ne savent point du tout."  Finalement, nous n'avons presque rien appris que nous ne savions déjà.  C'était simplement un état des lieux.

A plusieurs reprises, les orateurs ont renvoyé à leur étude publiée sur le site de la ville.  J'ai donc visité la rubrique ad hoc.  Et son contenu m'inquiète.

D'abord, on peut y lire le texte d'une conférence de presse le 3 février 2011.  L'échevin annonce une étude en 3 phases qui doit se conclure dans un délai de 17 mois, 6 mois pour la phase 1, 3 mois pour la phase 2 et 8 pour la phase 3.

Le 8 mai 2012, 15 mois plus tard, le bureau d'étude finalise ensemble les rapports des phases 1 et 2.  La phase 1 est ponctuée par un volumineux rapport de 250 pages qui fait, me semble-t-il, un bon état des lieux.  Sur ce point, rien à redire sauf un retard de 9 mois.

Le même jour, le bureau d'étude finalise la phase 2 qui doit contenir en principe (je cite le texte de la conférence de presse) "les options de développement compte tenu du souhait des communes".  Nous avons ici un rapport de 35 pages dont au moins 50% est constitué par des clichés que le bureau d'étude peut reproduire pour toutes les communes qui lui commandent un audit.  Le reste n'est pas mieux, il n'est que résumé du rapport de la première phase.

J'espère que nos responsables communaux sont bien conscients de la situation, que ce n'est pas leur empressement qui a fait commettre prématurément ce rapport 2 et surtout qu'ils ne l'ont ni réceptionné ni déjà payé.

Je l'ai déjà écrit, la mobilité est un des dossiers prépondérants des prochaines années.  A ce que j'ai vécu cette semaine, je ne suis pas optimiste.

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03/06/2012

J-133. Les chantiers de la législature.

Faute de voir venir les programmes des candidats au pouvoir, je propose aujourd’hui de les anticiper et d’examiner ensemble ce qu’on devrait attendre de la prochaine législature.

Il est bien des secteurs qui préoccupent en permanence, ceux que tous veulent sans cesse et avec raison améliorer, ceux dont s’auto satisfait la majorité sortante et que dénigre l’opposition.  Je pense notamment à la sécurité, aux travaux publics, à tout ce qui a trait au social, à la jeunesse, à l’emploi et aux finances.  Je pense au sempiternel débat entre prévention et répression.  Comme s’il ne fallait pas beaucoup des deux.  Je pense au tout aussi toujours présent débat sur le nucléaire qui est peut-être le seul à vraiment opposer les partis en présence dans notre ville.

Mais ce ne sont pas les dossiers les plus importants.  En effet, il est 2 grands dossiers, je devrais écrire 2 grands défis, qui devraient marquer la législature 2013 – 2018.  L’urbanisme et la mobilité.

Ils sont de loin les principaux parce qu’ils doivent répondre à l’évolution de notre environnement quotidien, à l’évolution de notre monde.  Et dans notre ville, ils sont difficiles.  Il faudra beaucoup de courage, de pugnacité pour les porter à bout de bras.

Plus concrètement :

  • L’urbanisme, c’est la rénovation en profondeur des quartiers marqués par l’industrie et/ou le commerce de jadis et maintenant tombés en ruines : les quartiers nord et sud, Statte.  C’est la revalorisation de tout le centre avec évidemment la mise en œuvre sous surveillance de la  rénovation du quadrilatère mais aussi la suppression de chancres urbains comme celui de l’ancien Palace.
  • La mobilité, c’est certainement résoudre le problème du nouveau zoning d’Ahin, c’est sans doute aussi résoudre la problématique du parking au centre ville, mais c’est bien davantage.  Il faut absolument réduire l’engorgement quotidien du centre.
    Soyons clairs, on n’y arrivera pas avec des demi mesures.  Ou on diminue les voitures en transit ou on crée de nouvelles voies de circulation, ou on fait les deux.

A vous, futurs élus aux affaires, d'innover, de nous étonner, de porter à bout de bras des dossiers difficiles et de les défendre auprès des tutelles.
Il faudra aussi faire fi d'intérêts particuliers, de l'habituelle résistance au changement.

Eh oui!  Gouverner c'est souvent s'attirer les foudres de beaucoup!

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